Vol de nuit

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“As the eye, so the object” (William Blake)

Je dois dire que nos soldats, à mesure qu’ils arrivaient, faisaient la meilleure impression. Dans cet Orient frémissant, où des échos séculaires répercutaient la renommée de la France, ils se sentaient des champions.” (from “Mémoires de guerre et mémoires d’espoir (French Edition)” by Charles De GAULLE)

Ville ouverte (De Gaulle: Mémoires de guerre)

“J’avais moi-même, dès mon entrée en fonction, préconisé que la capitale fût défendue et demandé au président du Conseil, ministre de la Défense nationale et de la Guerre, qu’il nommât gouverneur, dans cette intention, un chef résolu. Je proposai le général de Lattre, qui venait de se distinguer à la tête d’une division dans les combats autour de Rethel. Mais, bientôt, le commandant en chef déclarait Paris « ville ouverte » et le Conseil des ministres l’approuvait. Cependant, il fallait, à l’improviste, organiser l’évacuation d’une masse de choses et d’une foule de gens.”

Ville ouverte

De Gaulle, sur la folie complaisante qui prévalait en France en 1939

”Le Figaro publiait, sous la signature de Jean Rivière, une série d’articles inspirés et rassurants : « Les chars ne sont pas invincibles », « La faiblesse des chars », « Quand les hommes politiques s’égarent », etc. Dans Le Mercure de France, un général « Trois étoiles » rejetait le principe même de la motorisation : « Les Allemands, déclarait-il, étant naturellement offensifs, doivent naturellement avoir des Panzerdivisions. Mais la France, pacifique et défensive, ne peut être que contre-motorisatrice. »”

De Gaulle: Mémoires de guerre et mémoires d’espoir

“L’opinion, cédant à l’illusion qu’en faisant la guerre à la guerre on empêcherait les belliqueux de la faire, conservant le souvenir de beaucoup de ruineuses attaques, discernant mal la révolution apportée, depuis, à la force par le moteur, ne se souciait pas d’offensive. En somme, tout concourait à faire de la passivité le principe même de notre défense nationale.”

Charles de Gaulle, Mémoires de guerre et mémoires d’espoir

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“Adolescent, ce qu’il advenait de la France, que ce fût le sujet de l’Histoire ou l’enjeu de la vie publique, m’intéressait par-dessus tout. J’éprouvais donc de l’attrait, mais aussi de la sévérité, à l’égard de la pièce qui se jouait, sans relâche, sur le forum ; entraîné que j’étais par l’intelligence, l’ardeur, l’éloquence qu’y prodiguaient maints acteurs et navré de voir tant de dons gaspillés dans la confusion politique et les divisions nationales. D’autant plus qu’au début du siècle apparaissaient les prodromes de la guerre. Je dois dire que ma prime jeunesse imaginait sans horreur et magnifiait à l’avance cette aventure inconnue. En somme, je ne doutais pas que la France dût traverser des épreuves gigantesques, que l’intérêt de la vie consistait à lui rendre, un jour, quelque service signalé et que j’en aurais l’occasion.”